Toute l’équipe de Bienheureuse Décadence vous souhaite une
joyeuse rentrée scolaire, un vrai feu dans le cœur, une danse immense, un tournoiement
cosmique de réforme des programmes, un pied dans le ciel, un autre pied en France.
Nous déclarions la mort dans l’âme, il y a quelques années
déjà, notre France "Terre sauvage " (voir "bienheureuses mesures") en l'offrant aux
invasions, ouverte au plus fort.
Voici que notre petite prophétie est absorbée déjà par les évènements. Malgré la veine résistance bourgeoise, notre terre devient sauvage, « Terre
sauvage ! »… Nous attendions les Huns, deux, trois quatre, enfin, ils
sont là !
Le bourgeois transpire, le républicain trouve sa limite, le
petit propriétaire fait des réserves dans sa cave…
Nous on prie dans les églises où nous trouvons encore la
présence réelle, on chante et on boit, on se marie, on fait des enfants, on trouve
des prêtres pour nous bénir et en bon père de famille on s’arme ! On achète des canons, on en
appel au clan et au feu, à la tribu, on dit à qui frappe à la porte : soit
le bienvenue ! Notre tête c’est le Christ.
Voyez-vous chers amis qui encore lisez le français, nous
avons crié, sans nous épuiser, dans le désert comme Saint Jean Baptiste, nous
avons mangé des sauterelles plus grosses que des éléphants, vous nous avez
insulté et méprisé mais jamais, non jamais, nous avons imaginé laisser dernière
nous un seul de vos cheveux, nous avons crié encore et toujours, pour vos têtes
de linottes, nous avons hurlé sans cesse plus fort qu’un nouveau né, que la
république était un troupeau de cochons déguisés en homme, qu’ils étaient des
athées, sans Dieu ni terre, sans France, qu’il fallait en finir avec ces mercenaires…
C’est eux qui ont gagné avec vous, mais ils n’iront pas loin car sur notre
terre sauvage, le bourgeois on l’accueille, il marche, il prie à genoux ou il
crève !
"J'ai vu les renégats : ils me répugnent car ils ignorent ma promesse" Ps 118
La Révolution c'est le Style !
Lorsque notre cervelle nous laisse le temps de badiner, se détachant pour une heure des théorèmes impossibles à résoudre car l'homme est une variable volatile, nous travaillons à la beauté. Oui, la beauté ; le bon Drieu nous a laissé dans son style bien à lui, élégance de soie, de gaz, d'opium, de femmes et de sang, cette petite phrase : "Il y a eu la laideur, maintenant il y a le néant. C'est à nous de crier la rage de cité stérile". Et c'est bien cela l'attitude du révolutionnaire, la haine bien sur et le fanatisme ensuite, la haine de la laideur et le fanatisme enivrant de la beauté. Ce qui soulève nos cœurs, ce qui nous écœure à proprement parler, ce sont les visages laids, les idées molles, l'esprit bourgeois (dont la définition est la sécurité avant la vérité), les files d'attente et le progrès. Oui, contre tous les attentismes et la stérilité nous construisons méthodiquement une rage qui nous engage profondément à l'action : un esprit révolutionnaire.
Ce mouvement impeccable de rigueur, c'est celui de la main qui balaye la table d'un revers, agacée par la compromission des convives : Tabula Rasa !
L'Esprit souffle où il veut, un vieux moine noir vêtu me disait il y a peu : "Je crois que la fin du monde est proche", ah, j'ai cru pleurer de bonheur, je l'aurais volontiers embrassé et serré contre ma poitrine, "vieux frère, tu as senti toi aussi, le souffle profond du temps qui dit ASSEZ ! ". Fin du monde, fin d'un monde, qu'importe quand on aime car c'est l'amour qui souffle les mots ! C'est aussi cela la révolution, toujours consentir à la fin mais il faut une espérance pour équilibrer la scène et c'est la beauté qui orchestre le chant du cygne, "J'aime le son du cor, le soir, au fond des bois", le grand soir de l'hallali final! … Nos chiens, en meute écumante épuisée d'avoir battue la campagne depuis l'aube, ivres de sang ne lâcheront pas la piste, nous hurlons pour entretenir leur excitation à son comble et avec eux forçons le pas. Vieux monde pourri nous t'aurons avant minuit, tu seras lâchement tapis sous les ronces de ton ordre difforme, exsangue ; avec nos piques nous te délogerons et puisque ta chair ne vaut plus rien, nous te livrerons à nos chiens fous, braves bêtes qui méritent ton cadavre, alors la vie que tu as injuriée te quittera sans regret. Grand soir ou avènement qu'importe encore ! L'étoile qui nous vit naître a promis que nous verrions ! C'est encore cela le style : la prédestination. Homme libre tu chériras l'amère saveur d'avoir raison contre tous. Délire des foules, délire du monde, délire inévitable des intelligences aussi, délions les nœuds, délions les lignes, délions les langues.
Portons l'idéal révolutionnaire fièrement, avec style : Le Style de l'Espérance !
Envoi
Espérance : toi qui nous unis superbement, donne-nous l’esprit de prophétie, les hallucinations et la joie qui renverse tout. Ce monde est gouverné par des méchants qui sont ennemis des hommes. Ils veulent faire de nous des machines, de la viande pour servir l’argent qui corrompt les nations, une entreprise visant à détruire l’homme libre et empoisonner la nature qui le soutient est menée dans les sphères lucifériennes de la finance et de la politique. Chaque occasion d’annexer une part de notre immunité biologique est saisie par les apprentis sorciers et les alchimistes qui servent le pouvoir. Jours après jours, ils rognent les droits que l’homme possède depuis la nuit des temps, droits qui ne sont pas des idées qui ont besoin d’être déclaré. La lumière dont ils veulent nous éclairer est en fait la nuit des peuples. Prions, Amis, pour qu’une force d’amour se soulève et nous défende. Demain il nous faudra faire la guerre pour nos enfants, demain il nous faudra nous battre pour manger et rester libre, alors, dès aujourd’hui, il nous faut être des frères, faisons le pacte du sang, aucune occasion d’arracher, aux démons qui veulent nous faire plier, le pouvoir et la parole, ne nous échappera.
Le temps vient des armes, le temps vient des luttes, le temps vient de l’homme qui se redresse. C’est la nature qui se rebelle en nous, c’est elle qui nous convoque au combat, c’est la nature que nous défendons comme nous défendrions notre mère. C’est l’amour qui nous appelle, c’est nos frères les plus faibles qui attendent que nous commencions la guerre sainte…
“Le Seigneur nous adresse
un regard grave et interrogateur
et demande
à chacun d’entre nous :
Veux tu rester fidèle au Crucifié ?
Réfléchis bien.
Le monde est en flammes,
la lutte ouverte
entre le Christ et l’Antéchrist
a commencé.
Prendre parti pour le Christ
peut te couter la vie.”
Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix
Et les violents s'en emparent
On pourra nous répondre : vous êtes nihilistes et Chrétiens, vous résolvez ce dilemme par une course en avant où vous invoquez la providence et la plus grande violence mais en réalité vous n’êtes ni des nihilistes véritables car vous nourrissez un désir de résurrection du monde par sa mise à mort, ni des Chrétiens car vous ne vous préoccupez pas du message évangélique.
Nous disons qu'importe toujours ! De grands bouleversements viennent et nous sommes au cœur de la spirale, nous sommes au premier rang du spectacle et nous sommes aussi sur la scène, quelle chance !
Lorsque qu'un ennemi s'apprête à combattre il t'attend, si avant cette issue tu claironnes ton assaut, sur tous les tons : des chansons populaires, des défilés, des journaux, des hymnes... le temps joue sur ses nerfs. C'est cela que nous faisons, partout, dans tous les milieux et à toutes heures. Entendez, c'est le tocsin qui sonne, voyez, potentats bedonnants, les hordes de gueux qui s'assemblent, sentez cet air glacial qui annonce notre printemps et vous fige l'échine…
Laissons à Monsieur de Maistre la conclusion :
“Il faut nous tenir prêts pour un événement immense dans l'ordre du divin, vers lequel nous marchons avec une vitesse accélérée qui doit frapper touts les observateurs. Des Oracle redoutables annoncent déjà que les temps sont arrivés."
Par Gwendal d’Hannard
Renégats est un roman performatif, ce travail fait advenir ce qu’il décrit. C’est aussi un geste collectif, vous pouvez rejoindre la rédaction (https://www.facebook.com/renegats.leroman).
Quand on a 18 ans on rêve de marquer l’histoire, d’y entrer même,
à cet age je voulais m’engager dans la légion jusqu’à recevoir la seule
tarte dans la gueule que mon père m’ait jamais donnée… Au regard de cette
aspiration universelle qui habite le cœur bouillant de tous les jeunes, livrons-nous à une rapide étude des offres actuelles susceptibles de les remplir :
La République Française
Le sommet, le N°1, c’est le président de la République, le
bien nommé François Hollande et avant
lui c’était Sarkozy !!!! Première observation : on repassera pour le
coté sexy ! Mais allons plus loin, que nous montre cet homme ? En
deux mots : humainement c’est un lâche immoral en amour et politiquement, un opportuniste indécis et menteur, en somme un mec à qui personne de 7 à
77 ans ne souhaite ressembler. Mieux encore, c’est le parfait contre exemple, tout ce qu’un jeune
homme de 18 ans ne veut pas devenir. C’est simple, quand je veux passer un
message à mes enfants pour leurs montrer ce que sont l’honnêteté, la
droiture, le courage, je prends Hollande, Valls ou un autre, DSK au hasard, et je leur dis : vous faites exactement le
contraire ! Vous me direz, il y a écrit sur les frontons des écoles :
Liberté, Egalité, Fraternité… N'est-ce pas de l’idéal en bâton ça !? Certainement, quoi que ce soit discutable, mais admettons, une question se pose alors : qui l’incarne ? Qui sont
les exemples, là tout de suite ? Heu... Bilan catastrophique, 80% des français
rétorqueront foutaise, foutaise et triple foutaise ! Tant la liberté, juste celle de s’exprimer, semble réservée à certains, tant l’égalité semble plus égale pour Cahusac,
Juppé, Sarkozy, Balkany et consort que pour Kevin ou Mohamed au commissariat
pour avoir proclamé qu’ils n’étaient pas Charlie, enfin le plus idéal des trois : la Fraternité ! Ah la Fraternité ! Mais comment
peut-on se figurer être frère avec François Hollande ? Lui et ses copains
de la classe politico-médiatique passent leur temps à répandre
leur profond mépris du peuple ramené à sa condition de beauf indécrottable (le
beauf de Charlie) qui quand il dit aimer la France se fait traiter d’infecte
fasciste, quand il dit qu’il croit en Dieu, se fait traiter d’arriéré mental,
quand il dit, y'a peut-être un peu trop d’immigrés, devient un raciste haineux,
quand il dit on insulte pas le prophète, on ne profane pas une église, finit au
poste pour apologie de terrorisme etc. etc. ? A moins d’être très très chrétien,
ça parait compliqué d’être frère avec ces gens là. Mais soyons fous, imaginons qu'un saint du peuple leur tende la main et leur demande s'ils veulent bien être son frère, fort à parier qu’ils répondront
par une moue dégoûtée et s’enfuiront aussi sec !!! Revenons à notre jeune
de 18 ans et à ses aspirations profondes. Il recherche de la transcendance, du dépassement,
une cause au delà pour laquelle il est prêt à tout donner jusqu’à sa
propre vie. La République, elle, dit NIET à la transcendance! Dieu et toutes
ces fadaises de demi-débile, tu as le droit mon petit, mais chez toi, dans ta chambre si
tu as bien fermé les volets avant. Elle beugle à qui veut l’entendre : Sainte
Laïcité tu ne profaneras point. Son panthéon c’est Voltaire et Rousseau, ses
figures vivantes, Veil et Taubira. La mystique Républicaine qui pourrait interpeller notre jeune, lui fournir une cause, une vraie, qu'il montre que c'est un homme, cette mystique n’existe tout simplement plus, avant il y avait la nation, le patriotisme, mais aujourd'hui c'est fasciste, alors y'a plus rien et bon courage au laborieux Peillon pour nous en pondre une. Pour être juste et en y regardant de très très près on
peut quand même peut être trouver un semblant d’idéal humaniste issu des lumières, idéal
assimilable à une mystique, mais patatra, nos brillants défenseurs des valeurs
républicaines, depuis le 11 janvier de l'an de grâce 2015, ont tout ramené à Charlie, les valeurs c'est Charlie ! Et n’ont guère, comme unique combat
à proposer à notre jeune tout bouillant,
que de donner sa vie pour défendre le suprême droit au blasphème contre le Prophète
ou le Christ, jeune qui n'en déplaise à nos saints laïcards est souvent musulman ou de culture musulmane et parfois chrétien quand même en vers et contre toute la merde qu'a déversé l'éducation nationale dans son petit cerveau depuis l'enfance. Entendu que cette déesse liberté d’expression se transforme en furie vengeresse quand il s'agit de la Shoa qui en fait de religion est belle et bien celle que notre République s'est choisie,
en ceci qu’elle est constituée par un corpus dogmatique sévèrement gardée par la loi. On pourrait noircir encore des pages et des
pages mais passons à ce qu’en face de cet idéal républicain propose l’Etat Islamique.
L'Etat Islamique
Son premier avantage qui n’est pas des moindre est que l’E.I propose des choses claires, des choses simples, qu’il ne s’embarrasse pas de
détails et qu’il agit conformément à ce qu’il annonce. L’Etat Islamique
commence par proposer une figure et un guide suprême : le Prophète (en
face en R.F l’autorité suprême c’est F.H !!!) qu’il faut imiter, c'était un guerrier, et qui a donné le Coran dans
lequel Dieu parle. Il n’y a donc rien à ajouter, tout est dans le Coran. Que
promet Dieu à ses fidèles ? Le paradis, c'est-à-dire le bonheur éternel !
Ouahou !!!! (En face c’est des putes et des grosses bagnoles comme DSK). Que
demande Dieu à ses fidèles contre le paradis ? Conquérir rien de moins que le Monde
entier… Ouahou !!!! Comment faire ? Se battre, être sans pitié et
parfois, suprême gloire terrestre, se sacrifier ! Oauhou !!!! Tout ceci, images très bien faites à l’appui où l’on voit les héros qui ont eu le courage de
suivre ce chemin de clarté et de lumière. Sont montrées des hordes en armes sur des
4x4 rutilants, en colonnes bien alignées, étendards noirs flottant dans le vent des sables du désert sous un ciel bleu éclatant ! Ouahou trois fois
Ouahou ! Le Ché n’a plus qu’à se rhabiller, c’est ultra romantique et, je vous le dis tout net, ça parle au jeune
de 18 ans, ça le fait vibrer complet ! Tellement plus que des Macron, Wauquiez et autre
Belkacem, dernière livraison républicaine, machines blafardes à débiter des mensonges sous cellophane, vautrés et engloutis dans leurs petits
privilèges, s'ils se battent un jour, ce sera pour les conserver. Alors vous me direz, c’est quand même horrible ce qu’ils font l'Etat Islamique !
Comment un jeune peut être attiré par ça ?
Je vous répondrais que si vous dites ça, c’est que vous n’avez rien compris à ce qui
bat dans le cœur de nos jeunes garçons qu'on a tenté, ici en France, d'émasculer, à qui on propose de se déguiser en fille à l'école alors qu'ils attendent des grandes causes, de grands espaces, de l'altitude. C'est la conquête qui les faits rêver ! La guerre, pour eux c'est bien. Ils veulent se battre, être des héros, ce n’est pas plus compliqué que ça, ce qu'ils ne veulent pas c'est être des filles !!! Si on ne comprend pas ça, si on ne répond pas à ces aspirations, ils sont frustrés, ils s’emmerdent, ils se disent qu'ils sont des merdes, qu’ils servent à rien, à la fin ils cherchent ailleurs. L'Etat Islamique lui, leur offre tout ça sur un plateau de pétrole, ils ont très bien compris eux la psychologie du jeune de 18 ans, n'en déplaise à la psychologue scolaire, féministe des bacs à sable, petite Mao en jupette qui s'excite à longueur d'entretien à tordre le réel pour le faire rentrer dans sa petite culotte, tout barbares arriérés qu'ils sont, ils ont bien cernés les choses, et les atrocités qu'ils commettent pourquoi les montrent-ils ? Pas uniquement pour faire peur au monde occidental mais pour séduire ce jeune au cœur chaud pour qui ces exactions ne sont rien d'autre que du courage. Pourquoi du courage ? Parce que c’est la guerre, qu'il faut prendre le monde et que cette guerre est juste, il faut donc la gagner.
Le dimanche 11 janvier, sous les bravos sentimentaux d'un système uni par la crise qu'il a crée, nous avons assisté à une anti-Manif-Pour-Tous. Car tous n'était pas bienvenus : il fallait être Charlie, c'est à dire scatophile et surtout être à l'avant garde de la modernité. Nous avons vu, de nos yeux souillés de mensonges, comme un seul homme la corporation des scribouillards se lever et faire entonner au peuple un De Profondis sidérant. Tout en maximisation, le roman de cette journée s'oppose au traitement qui fut fait à la France moisie qui déteste les pédés car ils protègent leurs enfants de ce qu'ils nomment "déviance"- les salauds l'avaient cherché ! Comptabilisation : deux, trois millions qu'importe, quant on n'aime on ne compte pas, c'est vrai ! Les chiffres c'est affaire d'ingrats : les Bisounours sont in-comptables car éthérés et les gueux toujours trop. La France qui s'est ameutée ce jour là, disons-le sans ambages, est notre ennemie, c'est elle qui a tout trahi, tout accepté, tout consommé, tout sali, puis tout vendu. C'est la troupe des Munichois ! C'est elle qui mène le pays dans le précipice de sa négation et d'une anti-identité. Ils sont sentimentaux, nous sommes réalistes ; ils sont festifs, nous sommes inquiets ; le vent de l'histoire gonfle leurs voiles superbement arrogantes, nous sommes la falaise, l'écueil et le tourbillon. Nous sommes Méchants !
Nos fougueux amis du Lys Noir se
cherchent des maîtres, et ils veulent de la nouveauté ; Maurras : vieux
jeu ; Duprat : pas assez chic ; Jésus : pas assez rock
& roll.
Voilà longtemps qu’ils nous
tannent avec Ted l’américain et semblent avoir trouvé en lui à qui se
vouer. Le Lys Noir verse dans une idolâtrie de supermarché, stupéfiante
et indigne de royalistes français, oubliant le lignage mystique du roi David
depuis huit siècles que Saint Louis donna une nouvelle patrie à la Couronne d’Epine.
Nous voulons ici leur administrer une fessée paternelle, non que nous ayons la
prétention de quelque paternité vis-à-vis d’eux mais plutôt que nous glissons
notre main dans celle de Dieu le Père qui par Amour corrige ses enfants en se
servant d’autres de ses enfants.
Le petit Ted donc, nous vient de
par delà l’océan lointain, du trou du cul du monde américain, le Montana, où
passa jadis un ruban goudronné pour Méga-Machine dans un près d’herbe fraîche
entre deux montagnes intactes depuis le premier jour de la Création. Goudron
noir sur herbe verte qui foudroya Ted. En tombant de son cheval, il comprit non
pas que Jésus Christ était le fils de Dieu et le Sauveur du monde, même
moderne, mais qu’il devait avoir la première page du Time Magazine pour diffuser à l’univers entier son Manifesto. Il s’enferma donc dans une
cabane de trappeur d’où il envoya des courriers piégés au pet de vache à
quelques uns de ses compatriotes, triés sur le volet, afin d’obtenir son graal
médiatique.Après la mort de trois gauchos
goudronneux d’outre atlantique, incrédules destinataires des missives - c’est
dire comme ils devaient être violentsces gauchos ! -Ted le vert
devint UNABOMBER. Il se fit serrer sur dénonciation de son propre frère après
une traque ultra-couteuse et infructueuse de la Méga-Machine américaine.
UNBOMBER est aujourd’huienfermé pour
mille ans entre quatre murs de béton super épais nommés pompeusement SUPERMAX à
faire pâlir les brillants concepteurs du Nid d’Aigle .
Cela suffit au Lys Noir pour
hisser Ted au rang de maître absolu quand ce n’est pas à celui de Dieu
lui-même. Tantôt canonisé, Saint Ted, tantôt carrément Nouveau Christ !
Hop hop hop, halte là ! Bienheureuse
Décadence invite ici ses amis à revoir leur B-A-BA de christianisme, sans
lequel la civilisation, la monarchie française que nous pleurons ensemble de
larmes d’acide et de plomb, plomb et larmes qui seront nos munitions pour la
chasse qui se prépare,leur échappera
toujours. Il nous semble en effet que certains membres de leur courant- d’air -n’ont pas encore définitivement renoncé au paganisme d’extrême droite et
cherchent désespérément après l'insuffisante mythologie indo-européenne à étoffer
leur panthéon de nouveaux dieux écolos, emboités à leur royalisme touffu à la
manière d’une commode IKEA, c'est-à-dire que la phase de montage est plutôt
excitante, c’est souvent bien pensé, bien fait, mais le résultat reste une
commode IKEA en plastic suédois, façon bois.
Non, la cabane de Ted n’a rien à
voir avec la crèche où naquit l’enfant Jésus. Non, les rois mages et les
bergers se pressant pour adorer l’enfant Dieu n’ont rien à voir avec ceux qui
aujourd’hui se déplacent dans les expositions des dégénérés qui ont reproduit
la cabane de Ted à des fins prétendument artistiques. Nous, nous appelons cela
de la merde et nous avons pris le parti d’en rire franchement, d’en faire une
fête heureuse car nous voyons là les signes tangibles d’une Apocalypse déjà
commencée qui nourrit notre espérance, Bienheureuse
Décadence. Non et encore non, le frère de Ted n’a rien à voir avec Judas,
il s’est pendu Judas ! Non et mille fois non, son Manifesto verbeux et illisible de matheux n’a rien voir avec
l’Evangile, nul besoin ici d’ajouter quoique ce soit. Non simplement non,
Tedn’est pas un saint encore moins un
nouveau Christ ! Il est bien d’avantage l’expression déjà pensée et
englobée, incluse, de la Méga-Machine, comme une sorte de distraction de fête
foraine ou de leurre qui veut faire croire à une résistance et ainsi aimanter
les agités, les regrouper pour identification. Ni Muray, encore moins Bernanos,
vos solides maîtres, n’auraient suivi,même par simple curiosité, la trace foireuse d’un tel paumé !
Lorsque l’on aspire à être un
efficace partisan du coup de force, antithétique de la minorité agissante qui
prît le Palais d’hiver, la même qui renversa l’œuvre de 1000 ans de monarchie,
la même qui opère en sourdine dans le couloir de la mondialisation afin de
garder l’apanage de son or, il ne faut pas voir, ni vivre, ni espérer petit. La
minorité que nous préfèrerions nommer chevalerie, par goût romanesque de
l’exactitude, ne peut vivre dans l’ombre ou l’admiration d’aucun produit
décadent de notre époque. Lorsque nous disons Bienheureuse Décadence, nous prions un Dieu bienveillant que vienne
la décadence à cause des ruines qui s’en suivent, par amour pour l’homme.
L’anarchiste a raison qui dit ni Dieu, ni maître, l’axiome est logique et fier,
pourquoi s’embarrasser de maîtres si nous n’avons pas même de dieu à révérer.
Mais, pour nous Français qui avons le meilleur des Dieu, nous avons aussi le
meilleur Maître alors pourquoi s’encombrer de subalternes ou créer des idoles.
Pour nous tous qui aspirons dans
les délices de notre radicalité à former une élite de combat contre les robots,
nous avons le devoir impérieux de la hauteur, de l’arrogance, de la certitude
d’une mission sainte, sinon nous sommes du monde, or seule notre foi fera
crouler ce monde poussiéreux et morne. C’est la raison de ce message au Lys
Noir, nous vous intimons à la conversion car sans cela nous sommes morts. Vous
n’avez pas la foi, demandez-la, notre doux Maître, dont les rois furent
lieutenants, vous l’accordera et en surcroît il vous donnera l’esprit de force
et de discernement propre aux guerriers. Non, vous ne serez pas des saints, car
la chair est faible, peut-être certains ne se damnerons pas, mais s’il faut
brûler que ce soit en beauté... Netchaev, écoute nous, convertis toi et alors
tous tes coups d’états, de romantiques qu’ils puissent-être, seront aussi une
chevauchée mystique. Ne nous limitons pas, pleurons des larmes de sang sur
notre terre et bravons le Prince de ce monde. Netchaev, nous t’adjurons,
rejoints le camp des saints, n’ai pas peur - tous sont également humains -
viens, tu connaîtras le rire des enfants vainqueurs, la folie de l’abandon, la
clandestinité sera ton ermitage, comme pour Paul ou Pierre, les portes des
prisons s’ouvriront, tes frères te logeront et te nourriront pour le service
que tu rends dans ta lutte téméraire. Abandonne ce nom de manipulateur, toute
cause servie par des intentions ésotériques, dissimulées, mène à la perte.
Retrouve l’énergie de ton
baptême, le même qui fit de nous tous des fils d’élection, comme le fut aussi
Clovis : dépose tes colliers fier
Sicambre, dépose aussi les oripeaux et les postures. Comme lui
disons : Dieu de Clothilde,
donne-nous la Victoire !Notre
combat a besoin de guerriers, pas d’amateurs, comme tu le dis, ce combat est
anthropologique car la dignité même de l’homme est l’enjeu ; pourtant
cette dignité c’est lui qui n’en veut plus, ni plus de la liberté préférant le
servage tranquille de l’agnosticisme. Rejoints la bande des sauvageons du
Christ, sois sans crainte, tu t’en porteras bien ! A travers toi nous nous
adressons à tes lecteurs : rien ne sert de courir, il faut partir à
point ! nous n’avons pas le choix, voyez-vous à vue humaine un quelconque
espoir de réussite de votre conjuration ou de vos aspirations. Non !
L’heure est au miracle ! L’heure est à la ferveur ! L’heure est la
beauté implacable ! Toutes les églises de France vous attendent, entrez
dans ces tumulus de pierre où couve le feu sacré, le corps du dieu fait Homme,
à genoux, implorez pour la France et l’homme à sa suite, laissez couler les
chaudes larmes de votre amour impossible, demandez, demandons tous… et nous
seront entendus. Alors toutes les causes seront nôtres, la justice se
manifestera, nos corps-francs se réuniront et nous mettrons à sac Babylone. Le
monde nous espère, l’histoire nous attend, les maîtres du temps nous craignent.
Trois heures, au matin du 11
septembre 2001, deux hommes attendent.
Le premier est étendu sur son canapé, les jambes croisées
sur la table basse, la tête appuyée en arrière sur le haut du dossier, les yeux
dans le plafond, les bras en croix. L’autre, en face, est assis sur le rebord
d’un vieux fauteuil club au cuir râpé, les mains jointes en avant, la tête
baissée, contemplant le sol. Ni l’un ni l’autre n’ont dormi. Ils sont là comme
deux athlètes avant une compétition, concentrés, prêts à bondir. Les sonneries
de leurs montres retentissent comme une seule, les têtes se redressent et leurs
regards se croisent. Il est l’heure d’entrer en scène et d’endosser l’armure, l’heure de l’Opération Carthage.
Carthage comme jadis Canaan devait être détruite sous peine d’extinction
de leur race à jamais. Ce ne fut pas eux qui posèrent ce terrible jugement, il
fut posé et les deux hommes furent choisis pour exécuter la sentence.
Le premier, le plus grand,
s’appelle Boris Phidesse, il sangle ses bottes soigneusement puis revêt un
maillot qu’il ajuste lentement sous la ceinture de son pantalon noir. Il se
dresse, maître de son image, athlétique, son torse met en valeur un sigle
mystérieux sur le fond blanc de son T-shirt à manches longues ; trois
bandes noires, verticales, fermées d’un cercle, forment un trident, symbole de
la troisième voie dont il se réclame. Ce guerrier porte des gants en cuir
marron, de la même teinte que le blouson qu’il boutonne avec soin jusqu’au col.
Il tient sous son bras un casque de moto intégral noir à la visière fumée.
Le second s’appelle Gwendal
d’Hannard, lui aussi porte des bottes, il a le visage d’un ange. Il passe
autour de son cou un chapelet de bois, enfile un blouson de cuir noir puis ses
gants, esquisse un pas de danse, tourne sur lui même avant de remonter la
fermeture éclair à la naissance de son cou. Il se regarde dans un grand miroir
et voit dedans une décision farouche lorsqu’il boucle sur sa tête, tel un
heaume, son casque.
« Par les soirs
bleus d’été, j’irais dans les sentiers ».
Ils sortent ainsi dans la
rue, tout les deux casqués, la visière rabattue, pas une parcelle de leur peau
n’est visible, et marchent résolus, côte à côte. Ils descendent la rue de
Berne, la capitale est à eux, dans le silence ils possèdent la nuit. Ils forment
une vision fantasmatique et moderne, avançant au milieu de la voie, d’un pas
calme, synchronisé et fier. Où vont-ils ces deux soldats ?
Ils suivent une étoile.
« Picoté par les
blés, fouler l’herbe menue »
Cette étoile n’est pas celle des
Mages, elle brille d’un tout autre éclat, elle ne désigne pas le sauveur du
monde mais l’heure et le lieu de la moisson, l’ivraie à arracher pour la jeter
au feu, elle pointe ce qu’il faut renverser et détruire. Ils iront rue Cadet, au temple du Grand Orient de
France mais avant ils doivent aller au 3 rue de Clichy, ils passent derrière
l’église de la Trinité, le plus grand ne détourne pas la tête. Ils marchent et
s’arrêtent devant une porte cochère, Gwendal compose le code, chacun pousse un
des lourds battants.
« Rêveur, j’en
sentirai la fraîcheur à mes pieds ».
La cour de l’immeuble n’a
pas d’éclairage, seule luit sous la lune une moto de sport Yamaha Fazer six
cents centimètres cubes. Alors que Boris ramasse dans un coin de la cour un
objet long emballé dans un linceul, l’autre pousse la moto dans l’encadrement
de la porte cintrée. Il attend, le regard fixe, monté sur son destrier à
l’arrêt. Il sent que son ami s’installe sur la selle arrière et met le contact.
« Je laisserai le
vent baigner ma tête nue ».
Ils ne sont qu’a une minute
de leur objectif. La moto vrombit sereine dans la nuit d’automne, derrière le
pilote courbé sur le guidon, l’homme se tient droit, il porte, dressé vers le
ciel un lance-roquette RPG 7. Quelle belle arme ! Pointe, fouettée par le
vent, l’ogive verte telle une bannière. Sur tous les champs de batailles du
monde, les révolutionnaires ont décochés ses flèches mortelles sur
l’oppresseur. Eux roulent, Gwendal prend les virages de mémoire, il pourrait
être aveugle, rue de Châteaudun, rue Lafayette, ils n’ont croisé personne.
« Je ne parlerai
pas, je ne penserai rien ».
Nos deux chevaliers entrent
dans la rue Cadet au ralenti, le moteur ronronne puissament, Gwendal sent dans
son dos Boris se mouvoir… il épaule dans un geste fluide le lance-roquette justicier.
La mythologie de leur jeunesse exaltée, enivrée de délires de pureté et de
beauté sublime, a rêvé cette chevauchée, leur folie en a échafaudé chaque
détail dans une méthode parfaite. Esthétisme et panache règlent la liturgie de
cette charge mystique contre le mal.
« Mais l’amour
infini me montera dans l’âme ».
En passant devant la vitrine
blême et grise du temple maçon, Gwendal tourne la tête, il se voit avec Boris,
la moto, lui pilotant et Boris, le RPG 7 sur l’épaule, braqué sur leur
image.Lorsqu’il arrive au centre
de cette façade vitrée, à l’endroit défini pour recevoir le tir, derrière le
symbole de l’équerre et du compas tracé en filigrane, il y a un homme. Un être
sombre, il se tient debout les bras croisés sur le ventre, les mains dans les
manches, la tête sous un capuchon, comme un moine mais à la place de la croix,
il a autour du cou en pendentif une horloge, son cadran blanc éclate dans la
pénombre, le reflet de l’ogive se confond avec le centre des aiguilles et les
aiguilles tournent à l’envers. L’homme dévisage Gwendal, ses yeux jaunes comme
d’or le traversent, il ne bouge pas mais il projette sur le jeune homme un
regard d’une haine inouïe et magique.
« Et j’irai loin,
bien loin, comme un bohémien ».
Machinalement, comme prévu,
Gwendal s’arrête à dix mètres de l’axe du bâtiment, afin que le tir soit opéré
en retrait. Gwendal a froid, son être, vidé de la chaleur vitale, est possédé
par la vision. Il entend le déclic, si caractéristique, de l’armement du
missile qui dans une seconde sous la pression de la gâchette va partir. Il se
tourne vers Boris et voudrait lui parler. Il sent le recul de la mise à feu
dans ses pieds qui stabilisent la moto. L’homme est là dans l’explosion et le
fracas. Il est 3h 30.
« Par la Nature,
heureux comme avec une femme » !
- Démarre ! Hurle
Boris.
Il envoie immédiatement les
gaz, Boris a lâché le lance-roquette, Gwendal sent autour de lui les bras de Boris le serrer, ils quittent la ville et poussent jusqu'à un coin
de campagne délaissé par la surveillance du Big Brother, laissant encore après
eux flammes et cendres.
14h 46, heure de Paris, 8h
46, heure de New-York, en pénétrant dans les tours le Boeing a implosé, l’étage
de la tour du World Trade Center a été soufflé dans la combustion du kérosène.
Un rire éclate dans le ciel, le même que celui que Gwendal à cru entendre
derrière lui au démarrage.
Devant le tube cathodique,
il se dit « C’est la guerre, enfin ! ».
L’attentat de la rue Cadet a
été englouti par les ruines des tours jumelles.
Les grands maîtres de la secte qui réunis à l’Elysée en cellule de crise autour du Président, se creusaient la
tête pour étouffer l’affaire -probablement un accident dû au gaz-,
s’accommodent très bien de cette aubaine mais ils savent aussi, que depuis 12 heures déjà, une
autre guerre est déclarée en France.
Qu'il advienne le temps que nos cœurs s'éprennent :
Donne-nous le tourbillon et la marée, donne-nous la guerre et la joie !
Oui, viens, incorruptible chaos, desceller les alliances de nos maîtres et leurs stèles profanes, viens donner famines et faillites à notre avidité.
Ô dieux anciens hâtez le réveil des races et fracassez la culture du faible sur celle du fort, excitez les mémoires de vos enfants, donnez aux zélateurs et aux prophètes le don du verbe et de l'amour exclusif, donnez-leur encore vertus et science, et donnez au monde des fous en toute liberté.
Et toi, Nature, prend-nous dans ton sang, apporte en nous spirales et tempête, tremblements et luxuriance.
Et vous mon Dieu, Prince de la Paix, rendez-nous l'épée de la charité, la fureur du paradoxe et l'intempérance des conversions. Donne le verbe qui est un feu à ton Eglise. Donne l'embrasement au monde pour la joie sauvage des pauvres, donne des routes neuves aux espérances, des pieds nus aux antiques voies, une âme humaine pour l'ouvrage de l'homme.
Révélez corruptions et mensonges, vengeances et trahisons, vols et mutineries, petitesses et orgueil, révélez exploitations et usures, dols et tricheries, inscrivez dans le ciel le nom de l'horreur afin qu'une juste colère monte comme la plus incandescente prière jusqu'à votre autel.
Venez Anges, venez trompettes et vieillards saints, amis des hommes soyez le soutien de notre courage, voyez notre bannière, superbe oriflamme tonnant sur la montagne du temps imparti, ralliez notre soif, Ô créatures immortelles, apportez à la force de notre mortalité la puissance de votre équanimité.
Donne-nous drogues et alcools, sommeil et hallucinations, raison et logique, chairs et douleurs, joies euphoriques, licences et exemplarité afin de confondre les tièdes et convaincre ceux qui se sont perdus. Donne à nos cœurs une armée, donne à nos rêves des guerriers, donne à nos espoirs un champ, et à nos corps la vigueur des miraculés.
Prononce le mot qui œuvre, libère la phrase qui piétine, délie les langues, atomise la syntaxe dans un artifice stellaire mais Ô Verbe, conserve au sens toutes ses voies ainsi qu'a la formule son efficience.
Accentue les formes et perfore les murailles, sujet de nos supplications importunes montre toi dans ta puissance.
Toi qui possède et le Temps et la Mesure, et la création et le silence, et l'origine et les devoirs, la douceur de la musique et du vent et du rythme, Toi qui est en Tout, reçois notre prière. A qui irions-nous ? Tu as la Vie et le salut, aussi nous frappons méthodiquement du heurtoir de l'impatience la porte de ton royaume.