Essai pour reprendre son souffle



Les temps qui viennent de passer nous laissent assis sur le pavé et méditant. Nous avons marché, courru dans Paris, nous avons espéré et nous espérons encore voir ce vieux monde s'écrouler, monde vétuste et sans joie comme nous le chantions à vingt ans. Nous avons respiré les fumées âcres de la République, nous avons pleuré sous son poison mais aussi d'émotion. A l'heure ou plus rien n'existe, où pour quiconque la modernité entraine l'humanité dans sa chute, où le régime et les systèmes semblent si bien installés sur un pouvoir d'illusion médiatique diablement efficace, à l'heure où le sombre désespoir venait encore frapper et flageller notre conscience, à cette heure du vide, l'espérance est venue nous reprendre, la providence nous fit remonter dans sa barque. Telle cette loi immuable des enfants de Dieu, tel Israël, c'est toujours au bord de nous même que nous sommes sauvés.

Que dire alors des temps passés : que tout en nous y fut aspiré, notre intelligence et notre espoir, notre bêtise et notre désespoir. Que pour la première fois depuis longtemps nous avons été compris ; oui nous sommes fascistes, oui nous sommes monarchistes, oui nous aspirons au chaos, oui nous sommes ultra-violents, oui nous sommes homophobes, oui nous voulons renverser la table, oui nos sommes fous et fanatiques, oui nous sommes racistes, oui nous sommes alcooliques, drogués, oui nous sommes la somme de dégoûts lâches du monde, oui nous avons dans nos sacs des barres de fer, des bombes que à la première occasion nous lancerons sans frémir au visage de la gentillesse. Oui, bien sur nous sommes tout cela et plus encore que nous ne pouvons avouer.

Nous avons été compris plus que jamais car nous avons été aimés tel que nous sommes, Providence nous donna d'être cela que nous fûmes en paix, nous prenant par la main et elle nous fît voir ce qui se jouait derrière le rideau des apparences : un immense amour, un amour pauvre, un amour d'enfant.

Assis sur le pavé froid et humide, la rage et la colère nous ont quitté mais aussi la lâcheté et l'indifférence. Notre radicalité a changé, a mué, nous avons laissé les oripeaux des costumes que nous endossions, nu face au monde nous sommes décidés à entrer dans la seule lutte, la lutte totale, la lutte de la lumière contre les ténèbres.
Rien de moins car nous aimons à rire.

Lorsque plus rien n'existe...




Téléchargez votre blague à tabac pour fumer en paix



Merci au Capitaine Ten


"Lorsque plus rien n'existe, tout devient possible !"

Une urne trop pleine




Entends-tu François
Le pas lent qui au loin se rythme,
En s’approchant, s’organise ?
Entends-tu sous tes fenêtres
La foule immense et dense
En générations verticales :
Pères, mères, enfants, grands parents,
La France dressée, une, indivisible,
Accrochée à son oriflamme ?
Entends-tu la France éternelle
Que l’âge n’a pas flétrie,
Féconde et joyeuse,
Ferme et puissante
Accablée et digne ?
Vois-tu, entends-tu,
Derrière  les riches rideaux
De notre majestueux palais,
Le peuple haut les cœurs ?

« Comme une onde qui boue
Dans une urne trop pleine » ?

Malheur à vous qui n’entendez pas !
Malheur à vous qui ne voyez pas !

D’un côté la France, de l’autre un parti,
Une clique d’apatrides  qui née en son sein
Fit jadis l’odieux serment de la détruire,
Etape après étape, d’anéantir en son  temps
Tout ce qui la fit belle et forte,
Grande, sereine et universelle.

D’un côté des familles, de l’autre des blindés
D’un côté le réel, de l’autre les diktats
D’un côté la nature, de l’autre l’homme-dieu
D’un côté la règle, de l’autre la force aveugle
D’un côté le Printemps, de l’autre la nuit sans fin des darkrooms
D’un côté le peuple, de l’autre les despotes

Toi, petit Président de circonstance
Président en solde et à la solde LGBT
Tyran des chambres à coucher,
Toi, Valls-euses molles,
Petit chef vantard,
Petit menteur tout raide dans tes bottes,
Toi, petit préfet besogneux et ambitieux,
Vous casseurs à lunettes
Tout retranchés dans nos palais,
Trouillards, la peur au ventre,
Vous tous petite vermine,
Vulgaires raquetteurs en bande,
Maquereaux institutionnels,
Manipulateurs de suffrages,
Torche-culs des cabinets ministériels,
Ce dimanche
Vos culottes étaient trempées,
Vous avez paniqué !
Car la beauté vous fait horreur,
La hauteur vous fait vomir,
La vérité est pour vous un scandale.


Malheur à vous qui n’avez pas entendu !
Malheur à vous qui n’avez pas vu !

Petit François,
Sous tes fenêtres restées sourdes,
Devant tes lunettes Prada,
Tes sbires ont gazé les enfants
Tes flics ont piétiné le drapeau
De cette France incontournable.

Devant toi la Police
Transformée en milice partisane
A gazé aveuglément ton peuple et reculé en prime !
Matraqué  largement tes enfants et reculé encore !

Malheur à toi qui n’entends pas !
Malheur à toi qui ne vois pas !

Mais les dés sont jetés,
On n’arrête pas le Printemps,
Les Champs Elysée ont été pris !!!!
Comme une préfiguration de ta défaite totale.

Alors, malheur à toi petit François
Car déjà ce soir,
Alors que la nuit recouvre ta honte,
Aux yeux du monde entier qui a vu
Tu  n’es plus rien que ce que tu défends
Un despote des chambres à coucher!
Le tyran des backrooms !



L'affiche

Loisirs créatifs :




Demain, dimanche, à l'heure où la sieste est de mise nous affronterons un état acculé. Dans la rue, aux péages, sur le pont de l'Alma, sur les avenues, ses séides, tremblants, essayerons de nous empêcher d'avancer. 
La rue nous appartient, Paris nous appartient.
Aucun des valets ou des îlotiers de la République de l'Enfer ne pourront nous défendre de faire preuve de courage, nous ne craignons pas leurs coups que depuis trop de temps nous encaissons. Aujourd'hui nous avons la tête dure !
Demain vous découvrirez la violence qui agite le bras et le cœur des hobereaux normands, du métallier d'Alsace, du vigneron occitan, du peuple parisien, des méditerranéens, des bourguignons, des Lyonnais, des étudiants et des paysans, des pères et des mères de familles, des ghettos, des travailleurs, de la France que vous avez tenté d'empoisonner.
Nous serons là, demain, devant vous, armés jusqu'aux dents, armés de notre foi en la vie, du mobilier urbain, de muscles, de notre intelligence  et du nombre qui vous submergera.
Nous ne venons pas faire de la guérilla ou des razzias dans les vitrines, nous venons pour la guerre que vous nous avez déclarée.
Nous serons partout, en avant, derrière, sur les côtés ; des quatre points de l'horizon nous marcherons sur vous.
Alors toi frère gendarme ou garde mobile, garde-toi de nous ralentir, nous n'avons aucune acrimonie contre toi, laisse-nous simplement avancer vers notre but.
Demain, qui ne sera pas avec nous sera contre nous.
A ceux qui seront inévitablement bloqués, nous donnons la consigne : ne restez pas sur place, avancez, si vos bus sont arrêtés, descendez ! regroupez-vous et AVANCEZ, nous nous retrouverons !
Si une rue est fermée, prenez les rues adjacentes.
Que chacun retienne que nous sommes plus forts, plus nombreux, plus ardents que les légions que l'on nous oppose.
Nous en appelons à la violence des cœurs.
Violence, viens à nous, possède-nous, mais garde-nous de l'aveuglement laisse nos esprits agiles et clairvoyants.
Donne nous la force de combattre, protège les nôtres des coups de l'Adversaire.



Correctif langagier

Nostra culpa, l'enthousiasme nous a emporté ;
et peut-être même les mots auraient dépassé notre pensée ?
Certains se sont émus d'un semblant de brusquerie
or nous ne voulions générer aucune inquiétude 

Voici une nouvelle formulation qui nous l'espérons rassurera tout un chacun :


Nous demandons à chacun de ne tenir aucun compte de nos errances passées
et de l'innocent soutien que nous avons pu apporter à de dangereux extrémistes.




Le But



C'est la charité qui anime notre espérance.

Nous posons le constat sidérant et merveilleux : un million de personnes dans la rue renversent un régime, en l'occurrence la République.
C'est très simple, et comme le six février 1934 ce sera sur la Concorde.

Nous avons raté le 6 février, nous ne raterons pas le 24 mars 2013.

En 34 le mot d'ordre était "à bas les voleurs", il était anecdotique.
En 13 le mot d'ordre est "à bas la loi Taubira", il est anecdotique aussi.

De la concorde partirons au moins deux groupes, l'un vers l'Elysée, l'autre vers le palais Bourbon. Cent mille personnes, quelques milliers de décidés, les enfants peuvent venir, il n'est pas d'âge pour se battre, il n'est pas d'âge pour mourir.

Les forces de l'ordre nous laisserons passer (c'est un conseil) et pour la plus grande joie de TOUS la république française gésira dans le caniveau le 24 mars au soir. Nos morts seront des saints.

Ne manque qu'un chef mais nous croyons en la Providence.

Retrouvons-nous donc le 24 mars, à Paris, l'occasion ne se représentera peut-être plus, et nous n'irons pas à l'imprimerie !

Merci à : http://lemeutepourtous.canalblog.com/